Archives de la catégorie 'Critiques coup de sang'

24
oct

TWILIGHT CHAP 1, FASCINATION de Catherine HARDWICK

twilight   Pour être tout à fait franc Twilight chapitre 1 fascination est un film qui au départ ne m’attirait absolument pas du fait de son univers à priori trop lisse et adolescent pour moi, une impression encore renforcée par une bande annonce assez fadasse… Du coup j’ai soigneusement évité le film lors de sa sortie en salles et puis comme souvent je me suis dit qu’il était finalement idiot de laisser des à priori prendre le dessus sur un jugement critique objectif. Du coup j’ai finit par louer le film en me disant que je n’étais pas à l’abri d’une bonne surprise, et au bout du compte j’avais bien raison car Twilight chap 1 fascination est bien au delà de ce que j’imaginais. Je pensais me retrouver face à une gentille romance fantastique totalement inoffensive mais je ne pensais vraiment pas me retrouver à subir un aussi mauvais film.

   Twilight ne raconte finalement pas grand chose, du coup c’est assez rapide à résumer. Isabella Swan se voit contrainte de retourner pour un temps vivre chez son son père, du coup elle doit s’intégrer dans son nouveau lycée en cours d’année. Très vite la jeune fille est totalement fascinée par un jeune garçon très mystérieux Edward Cullen dont elle tombe amoureuse, un jeune homme qui va se révéler être un vampire….

 

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Twilight est un film qui combine donc deux orientations assez distincts qui sont la romance adolescente et l’univers fantastique des créatures de la nuit. On va pourtant assez vite comprendre que seul l’aspect romance adolescente intéresse vraiment la réalisatrice Catherine Hardwick et que l’univers fantastique ne va servir finalement que de vague prétexte à une éternelle histoire d’amour prétendue impossible. Sur l’aspect film pour ados, Twilight empile avec délices les clichés déjà vu mille fois, la jeune fille solitaire, l’intégration au nouveau lycée, les nouveaux amis, le père un peu bourru et débordée, le bal de fin d’année…. Sur cet aspect aucun soucis Twilight rempli le cahier des charges avec une application quasiment scolaire et avec un soucis maniaque de bien faire son film d’ados parfaitement calibré. Les personnages sont tous bien propres et lisses sans la moindre petite aspérité de caractère ou de comportement, de véritables caricatures de sitcom entre la bonne copine, le black de service, la fille intello à lunette un peu coincé on est dans une imagerie totalement froide et aseptisée de l’univers adolescent, bien loin des personnages du regretté John Hugues par exemple. C’est comme si le film ne voulait adopter aucun point de vu sur ses personnages qui ne sont du coup que des images sans défauts, sans qualités, sans âmes.

 

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Sur l’aspect fantastique du film ça tourne tout simplement à la catastrophe mais comment pourrait il en être autrement puisque visiblement Catherine Hardwick se fout totalement de l’univers mythologique des vampires. Je n’ai rien contre le fait qu’on dépoussière un peu les grands mythes du cinéma fantastique mais là ça devient franchement du n’importe quoi pourvu que ça ne complique pas trop la platitude romance entre les personnages. Du coup pour que Bella et Edward se rencontre tout naturellement on va dire que les vampires peuvent sortir le jour et aller au lycée et puis pour justifier que le jeune homme ne lui pompe pas direct la carotide on va dire qu’il existe des gentils vampires végétariens ou qui se nourrissent uniquement d’animaux. Du coup le film balaye d’un revers de la main tout ce qui aurait pu faire de Twilight un film intéressant puisqu’il rejette en bloc tout les aspects les plus troubles et dangereux de la relation entre les deux tourtereaux. Edward qui est soit disant un vampire et un dangereux prédateur est un personnage totalement mou du genoux et inoffensif ce qui fait que sa relation avec Bella est d’une affligeante banalité alors qu’elle devrait être empreinte de troubles, de dangers, de tensions et de pulsions de mort. Le gros problème des vampires de Twilight c’est qu’ils sont des vampires new-age avec un bon petit régime alimentaire et surtout des pulsions sexuelles misent au placard. Pas une seule fois durant le film Edward ne sera montré de manière négative ou un poil ambigüe, alors qu’il est par essence le personnage qui pourrait faire basculer le récit vers le fantastique il reste à l’image du film tout entier désespérément lisse et plat. Depuis qu’ils se sont fait couper les couilles et les crocs , les vampires se contentent donc de vivre en famille comme des glands et de jouer au baseball comme des cons car pour tout de même justifier que le clan des Cullen sont des créatures fantastique le film nous balance d’improbables séquences à pisser de rire durant lesquelles Edward court à toute vitesse dans les bois (on croirait Stephen Show dans crazy kung fu), fait des bonds de plusieurs mètres de hauteur ou grimpe au sommet des arbres comme une araignée….Si Twilight était un film français on nous aurait montré les vampires tranquilles à l’apéro avant d’aller faire une pétanque. Avec un tel niveau de renoncement on se dit que Twilight aurait sans doute gagner à inventer totalement ses créatures dans une nouvelle mythologie plutôt que d’en faire des vampires qui ressemblent finalement aussi peu à des vampires. Passe encore qu’on oublie les gros clichés du genre avec l’ail, les crucifix, les miroirs mais un vampire qui devient un joli vers luisant au soleil ça devient vraiment portnawak. Alors pour justifier quand même un peu de tension dramatique, car il ne faut pas oublier qu’il ne se passe strictement rien durant le film, Catherine Hardwick nous balance des vampires méchants qui eux bouffent des humains (mais toujours hors champ of course) et qui voudrait bien bouffer le cou de Bella (j’ai évité de peu la faute de frappe). Les vampires méchants se reconnaissant facilement du fait de leur peau noir, de leur blouson de cuir de voyou et de leur chevelure rousse. On trouve donc enfin des personnages un peu plus troubles quoi que toujours aussi caricaturaux, cela permet au moins de relancer un poil l’intérêt du film et d’offrir une confrontation finale certes ultra expéditive mais qui ressemble enfin à un moment de cinéma fantastique.

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Twilight est donc un film de vampires passé à l’eau de javel, un univers mythologique réduit à néant dans un soucis de capitaliser au maximum sur un public extrêmement jeune à tel point qu’on se demande si c’est finalement un film pour des ados ou pour des enfants ?? Pas de sang, pas de tension, pas d’enjeux dramatiques, pas de sexe (Ouhlala grand dieu non !!), pas de trouble ; juste une banale et soporifique histoire d’amour adolescente.Une sorte de naufrage complet dont on ne retiendra que la très jolie et convaincante Kristen Stewart dans le rôle de Bella et Billy Burke dans celui de son père, les scènes entre les deux personnages étant de loin les plus réussis du film. On pourra aussi saluer le beau boulot du directeur de la photo Elliot Davis qui donne aux images de belles teintes automnales et la belle musique mélancolique de Carter Burwell. Pour le reste le cinéma fantastique est rempli de relation troubles et amoureuses bien plus charnelles, viscérale et émouvante que cette page de papier glacée pour magazine de jeunes filles en fleurs. De quoi enrager quand on repense que le sublimissime et incomparablement meilleur Morse aura connu lui une exploitation absolument lamentable en salles.

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Du coup difficile d’espérer quoi que ce soit d’un second volet qui s’annonce aussi mou que ce premier opus, seul la tribu indienne pouvant se révéler être des loups garous(pur hypothèse de ma part) laisse entrevoir un semblant d’intérêt, et encore !! Si c’est pour traiter les lycans de la même manières que les vampires finalement il est préférable d’imaginer que c’est une fausse piste. Il faudra peut être attendre un Twilight 3 réalisé par David Slade (Hard candy, 30 jours de nuit) pour que l’univers prenne enfin une certaine dimension fantastique et dramatique. En espérant que le réalisateur ne soit pas trop contraint de se formater à la platitude inoffensive mise en place lors des premiers films. Un Twilight avec des vampires bien teigneux à la 30 jours de nuit ça fait saliver mais j’avoue que je n’y crois pas trop…….

Ma(d) note 02/10

30
sept

LESBIAN VAMPIRE KILLERS de Phil CLAYDON

aff  C’ était évident que le joli petit succès de Shaun of the dead allait bien finir par inspirer quelques petits malins ouvertement opportunistes tentant de surfer sur la vague de la comédie horrifique britanique afin d’en récolter les dernières miettes commerciales. Le genre est pourtant déjà bien sur le déclin car depuis le formidable Shaun of the dead, nous avons eu droit au très bon Severance puis au très moyen Bienvenu au cottage, puis au très bof Shrooms pour finir donc avec Lesbian vampire killers dont le seul mérite est de s’inscrire dans la logique déclinante du genre puisque le film est cette fois ci particulièrement mauvais.

   Le film raconte l’histoire de deux potes un peu loosers sur les bords qui décident d’aller décompresser en faisant une randonnée dans un bled paumée d’Angleterre. Dès leur arrivée ils se retrouvent plonger au cœur d’une vielle malédiction transformant les jeunes filles du village en vampires lesbiennes dès l’instant que celles ci atteignent l’age de dix huit ans. Bien vite les deux potes vont se retrouver dans une cabane paumée au fond des bois avec quelques étudiantes et des vampires à leurs trousses…

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    Dès le départ on voit ouvertement que le réalisateur et ses deux scénaristes se sont largement inspiré de Shaun of the dead ne serait ce que dans la caractérisation des deux personnages principaux confrontés soudainement à des événements impliquant un univers fantastique mythologique. On a donc droit au gentil looser un peu lunaire largué par sa gonzesse et son gros pote grande gueule et adepte de la déconne. Mais la grosse différence est que si dans Shaun of the dead les deux personnages étaient immédiatement sympathique pour finir même par devenir attachants et touchant dans Lesbian vampire killers ils ne sont que de vagues ersatz qui ne vont cesser de devenir de plus en plus lourdingues et fatigants à mesure que le film avance en restant tout le long du métrage sur un seul et même registre. Phil Claydon tentera bien sur la fin de son film de faire de son anti-héros une pseudo icône prophétique et chasseuse de vampire, mais deux trois pauses à la Ash dans Evil dead n’y changeront rien et Jimmy (Matthew Horn) restera aussi transparent du début jusqu’à la fin du film. Quand à Fletch (James Corden) il restera lui aussi sur des gros traits de caractères bien caricaturaux d’obsédé du cul qui finissent là encore assez vite par lasser au fur et à mesure que le film avance.

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   Alors que Shaun of the dead était un comédie référentiel autant qu’un véritable film de zombies, Lesbian vampire killers n’utilise le mythe du vampire que de manière totalement anecdotique et superflu. On pourra toujours trouver quelques lointaines références au film gothique de la Hammer dans l’ambiance du village mais à l’évidence c’est surtout la grosse comédie bien potache qui intéresse vraiment Phil Claydon, bien plus que les créatures de la nuit. Il est donc bien difficile de trouver un moindre intérêt à cette histoire improbable de malédiction tant le réalisateur semble être le premier à s’en foutre royalement. Les fameuses vampires lesbiennes sont aussi peu fascinantes, inquiétantes que sexy passant les trois quart du temps à onduler du cul au ralenti comme dans un clip de R&B. Du coup le film s’essouffle à peine une demi heure après avoir commencer pour finir par douloureusement trainer la patte afin d’atteindre les 90 minutes. La grande majorité des gags visent le slip entre un manche d’épée en forme de bite, le type qui repousse une vampire en lui pelotant les nichons , des implants mammaires qui restent en main et des bombes à eau bénite dans des capotes on nage donc en pleine finesse. Si on ajoute une répétition de gags à base de liquide dégueulasses que les mecs se prennent sur la gueule on comprends alors qu’on est plus proche d’un scary movie que de Shaun of the dead. Seul le gag avec une vampire cognant ceux qui gravitent autour d’elle du fait d’une hache plantée dans le crâne m’aura arracher un sourire entre deux bâillements.

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  Niveau gore et effets spéciaux le film est également bien loin d’atteindre un niveau respectable,et ce Lesbian vampuire killers manque du coup furieusement de folie horrifique pour faire passer la pilule. Entre des effets numériques totalement nases et cette étrange idée de remplacer le sang par un liquide blanc entre le lait et le sperme on finit par avoir des effets gores aussi inoffensifs que monstrueusement laids. On se demande aussi bien pourquoi la vampire en chef tire une langue de reptile de plusieurs mètres de long (??) à moins que ce soit juste pour le gag désopilant de la voir lécher avec sa bave dégueulasse la joue du héros. Au niveau de la mise en images Phil Claydon se la joue réalisateur super cool et branchouille en utilisant deux ou trois trucs à la mode comme l’accélération soudaine et brutale de l’image, l’amplification de certains bruitage et l’incrustation très graphique d’indications dans l’image mais au bout du compte son film reste aussi paresseusement mis en image qu’un téléfilm. Pour le reste hormis un générique et un titre bien grindhouse dans l’esprit, le film est aussi plombant dans son rythme que dans l’anonymat lamentable de sa mise en scène. Du coup la fin ouverte du film laissant présager de nombreuses suites possibles en déclinant à d’autres mythes comme des loups garous pédés le concept déjà bien foireux de ce premier opus ne pourras que laisser plus que perplexe.

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Après le gentillet Twilight et le bien foireux Blood the last vampire, Lesbian vampire killers confirme que 2009 pourrait bien être l’année du film de vampires moisis, heureusement que le sublime Morse sorti en début d’année était là pour redorer le blason des créatures de la nuit en attendant de voir Thirst de Park Chan-wook.

 Ma(d) note : 02/10

24
sept

WELCOME TO THE JUNGLE de Jonathan HENSLEIGH

welcometojungleAttention ! Voici Welcome to the jungle en version intégrale non censuré, la suite officieuse de Cannibal holocaust produite par les mecs qui ont fait Terminator et Alien et qui pourrait bien être au bout du compte le film le plus terrifiant de cette décennie….Enfin tout ceci ce sont les arguments commerciaux qui s’affichent fièrement sur la jaquette DVD du film de Jonathan Hensleigh pour faire saliver le spectateur car dans les faits Welcome to the jungle est juste une grosse arnaque opportuniste et sans le moindre intérêt.

   Welcome to the jungle nous raconte donc l’histoire de deux couples de d’jeuns en vacances et qui pensent soudain pouvoir faire fortune en allant retrouver un vieux mec perdu au fin fond de la jungle qu’ils pensent être Michael Rockfeller disparu des années auparavant dans la région. Les 4 amis s’enfoncent donc joyeusement au cœur de la jungle hostile de Nouvelle Guinée jusque sur le territoire d’une tribu cannibale.

   Tout comme Le projet Blair Witch le film de Jonathan Hensleigh se déroule entièrement du point de vue subjectif de ses protagonistes qui sont à la fois les acteurs et les réalisateurs de leur propre histoire. Si dans le film de Myrick et Sanchez ce point de vue était totalement justifié par la réalisation d’un documentaire global sur la sorcière de Blair justifiant la mise en image permanente par les protagonistes, il est ici beaucoup plus artificiel car les caméras ne sont là au départ que pour filmer les vacances des personnages et avoir finalement une preuve visuel de la survie de l’héritier Rockfeller, on comprend donc un peu moins pourquoi les 4 jeunes se filment en permanence et ceci quoi qu’ils fassent. Du coup si Welcome to the jungle emprunte beaucoup sur la forme au projet Blair Witch ( la structure du récit est quasiment identique) il ne parvient jamais à atteindre son niveau d’intensité dramatique et de crédibilité. Car on pourra dire tout ce que l’on voudra du film de Myrick et Sanchez, critiquer le vide qu’il semble observer pendant des heures en filmant des branches mortes, il n’empêche que Le projet Blair Witch possède un final absolument terrifiant entièrement conditionné par les 70 minutes qui le précède et qui sont donc indispensable au film. On sent bien alors que le film de Jonathan Hensleigh voudrait reprendre à son compte cette construction débouchant sur un plan final tétanisant en pompant sans vergogne la structure dramatique du film de Myrick et Sanchez, le seul gros problème c’est que dans Welcome to the jungle il ne se passe strictement rien pendant 75 minutes (le film est monstrueusement mou du genou) et pas grand chose durant les 6 minutes restantes. Sans doute conscient que son film ne raconte pas grand chose Jonathan Hensleigh invente un clash entre les deux couple au milieu du récit mais sans que celui ci relance pour autant l’intérêt global du film, c’est peu être même l’effet contraire qui se produit alors tant les 4 personnages déjà relativement peu consistant au départ deviennent après cette dispute des caricatures désincarnés de d’jeuns scindés en deux groupes distincts; les déconneurs et les sérieux.

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    Et puis la mise en images subjective du récit ne s’accompagne ici d’aucune justification et d’aucune réflexion particulière sur cette façon même de réaliser un film. C’est donc filmé à l’arrache avec images tremblantes, cadrages approximatifs, lumière naturelle avec pour seule justification que c’est finalement bien pratique pour filmer n’importe comment d’avoir l’alibi du point de vue subjectif . Dans Cannibal holocaust , Ruggero Deodato nous interrogeait sur le pouvoir de fascination et le voyeurisme des médias, Le projet Blair Witch brouillait les pistes de la perception entre la fiction et la réalité du documentaire, Rec impliquait directement le spectateur en fusionnant sa narration avec celle d’un jeu vidéo et Diary of the dead montrait la sur multiplication des médias et des images dans notre société…. Dans Welcome to the jungle la caméra subjective permanente n’est qu’un truc, un pur artifice de mise en scène. Si encore le film donnait entière satisfaction au niveau du gore, on pardonnerait sans doute beaucoup au long métrage de Hensleigh mais là encore on est loin, très loin du compte. Difficile de se vanter d’être la suite officieuse de Cannibal holocaust en proposant en tout et pour tout un seul plan gore durant tout le film. Un plan bien évidemment présent en photo sur la jaquette du film histoire de séduire les penchants déviants des amateurs de tripailles. Ce plan reprend (hommage ou pompage ??) l’image mythique de l’empalement de Cannibal holocaust avec toutefois moins de réalisme, de crudité, de violence sèche et de noirceur. Pour les amateurs de gore il est donc parfaitement inutile de perdre son temps et son argent avec ce DVD car en dehors de cette seule et unique scène et de trois autres plans plus que furtifs il n’y a strictement rien à voir…..

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Le plus amusant reste sans doute la mauvaise foi évidente de Jonathan Hensleigh qui vante ouvertement l’originalité de son film en refusant d’avoir trouver l’inspiration du coté du film de Ruggero Deodato. C’est d’autant plus risible que le film est finalement vendu comme une pseudo suite de Cannibal holocaust et que la ressemblance est tellement flagrante qu’elle ne trompera personne.

Ma(d) note : 01/10

13
sept

ROTTWEILER de Brian YUZNA

affiche      Pour tout les fans de cinéma de genre il y a des noms qui forcent une forme de respect et de confiance, c’est le cas par exemple de Brian Yuzna réalisateur et producteurs de films hautement fréquentables comme Society, Le dentiste, Necronimicon, la trilogie Ré-animator ou encore l’excellent Le retour des morts vivants 3. C’est donc sur la seule foie de ce nom que j’avais acheté le DVD de Rottweiler qui sans avoir immédiatement l’étoffe d’un chef d’œuvre semblait offrir la perspective d’un bon petit film de genre, tendu, teigneux et violent. La déception est d’autant plus grande que Rottweiler est un film dont il est difficile de dégager ne serait ce qu’un seul petit point positif à part son générique de début et qu’au bout du compte le film est totalement indigne de son talentueux réalisateur. On se retrouve donc dans une position bien inconfortable, un peu comme devant le Mother of tears de Dario Argento avec l’envie de rire d’un film outrageusement mauvais tout en pleurant à chaudes larmes sur le lamentable naufrage de son illustre réalisateur.

   D‘emblée il est déjà difficile de venir résumer l’histoire de Rottweiler tant le scénario bancal et mal foutu cumule les largesses, les incohérences et les facilités. Bien malin donc celui qui pourra vraiment raconter l’histoire du film qui se limite à un simple prétexte qui se cherche de la consistance en entourant sa structure squelettique par énormément de vide. En gros on nous raconte l’histoire d’un réfugié sans papier, clandestin américain arrivant en Espagne avec sa fiancée (??) qui se retrouve en prison séparée de sa belle et qui va donc s’évader pour tenter de la retrouver le tout avec un rottweiler mutant et très énervé à la terminator à ses trousses. Si vous cherchez un semblant de cohérence on va juste dire que l’action du film se passe en 2018 et donc qui sait ce qui se passera dans le futur. Un pitch de départ assez mince donc mais qui se suffirait presque à lui même si Brian Yuzna exploitait à fond cette cavale et cette traque impitoyable en livrant un film nerveux et tendu. Mais voilà Rottweiler se perd en digressions plutôt que de se focaliser sur l’essentiel de son sujet, du coup on a droit à de nombreux flashback plombant sur le passé des deux tourtereaux, une histoire de brume et de scorpion maléfique, des revenants philosophes,des personnages secondaires sans aucun intérêt et surtout d’un bon gros twist final complètement foireux et totalement artificiel qui tente de donner l’illusion d’un film avec plusieurs degrés de lecture.

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La mise en scène de Yuzna ne sauve pas vraiment les meubles tant le réalisateur multiplie les fautes de gouts, les scènes ridicules et les parti pris pour le moins étranges. Entre une évasion filmée entièrement au niveau des pieds des protagonistes, une poule qui hurle de terreur les yeux exorbités à la vue du chien, un fugitif qui détourne l’attention de ses surveillants avec un petit lapin on est en droit de se demander ce que consommait l’équipe du film durant le tournage. Les scènes d’action ne feront pas plus illusion tant elles sont expédiées avec un renoncement qui flirte avec le foutage de gueule pur et simple. Les confrontations direct entre le fugitif et le rottweiler sont pour le moins expéditive comme dans cette scène durant laquelle le chien saute sur le type et que les deux se retrouvent à tomber dans une rivière, deux plans de roulades dans l’eau et le plan suivant on voit juste le mec sortir tranquille de l’eau avec une morsure à la cuisse. La grande confrontation finale ne sera pas plus convaincante et elle se limite à nous montrer l’homme et la bête courant au ralenti l’un vers l’autre en hurlant pour s’empoigner et finalement disparaître derrière des flammes, et puis c’est tout…Quand aux effets spéciaux ils sont suffisamment nases pour que jamais on ne croit vraiment à ce chien au squelette et aux crocs d’acier, ses quelques apparitions sous la forme d’un robot à la Terminator feraient même presque peine à voir tant elles sont approximatives, heureusement que les effets gores sont eux un plus convaincant sans pourtant jamais être vraiment spectaculaire. Visuellement le film ne possède aucun charme ou qualité particulière, on est dans une esthétique de téléfilm lambda et la longue scène durant laquelle le « héros » recherche sa chérie dans un quartier de prostituées renvoie avec délice vers les clips des années 80 avec ses effets de fumée et ses lumières fluo de néons bleutés.

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Difficile également d’adhérer au personnage principal du film prénommé Dante platement interprété par le très transparent William Miller. En plus d’une absence flagrante de charisme et d’épaisseur le personnage va même se révéler au fur et à mesure du film comme un gros nase maladroit et parfaitement détestable. C’est bien simple lors des scènes ou il se retrouve à moitié à poil on a parfois la sensation de se retrouver devant Georges de la jungle c’est dire le degré de crédibilité de l’acteur… Mais le gros morceau de bravoure du personnage reste toute son aventure avec une mère célibataire et sa jeune fille. Pour ressituer un peu les choses lors de sa cavale Dante se retrouve à poil pourchassé par le chien pour la simple raison qu’il avait une soudaine envie de se faire une petite baignade et que ce gros balourd va se retrouver bêtement surpris par le chien. Du coup après avoir traverser la rivière pour échapper au clébard et une fois sur l’autre rive de la rivière à poil comme un con il lancera au rottweiler un magnifique « cT’as peut être des crocs en acier mais t’as rien dans le crâne », on regrette juste à cet instant que le chien ne puisse pas lui répondre « pfff toi t’as juste rien dans le caisson ». Du coup Dante, toujours à poil, va trouver refuge chez une femme vivant seule avec sa fille. Pas insensible au charisme animal et à la virilité pourtant relative de Dante la femme ne trouvera rien de mieux que l’emmener dans la chambre pour une partie de jambes en l’air improvisée tout en lui racontant combien elle tient à sa fille ce qui ne l’empêchera pas par ailleurs de l’envoyer se faire foutre lorsque celle ci lui demandera de l’aide en sentant soudain la présence du rottweiler. Fatalement le chien va donc finir par attaquer la maison dans laquelle Dante a trouver refuge, la femme tente alors de se défendre avec son fusil mais notre héros tentant d’assoir sa suprématie de sauveur et de mâle dominant lui demande alors de lui donner l’arme et de lui faire confiance. Une confiance vite récompensée car une minute après avoir pris l’arme en main Dante se la fait piquer comme un gros con par le chien en passant le canon par un gros trou dans la porte. Du coup il ne reste que la fuite, Dante tente alors d’attirer le chien sur lui pour sauver femme et enfant en faisant diversion mais manque de bol le clébard ne marche pas dans la ruse et celui ci préfère s’attaquer à la mère de famille maintenant sans défense, les chiens ne sont décidément plus aussi obéissant qu’avant. Dante tente alors désespérément de remonter une pauvre petite butte de terre en se vautrant à chaque tentative pour finalement arriver trop tard une fois que le rottweiler à bouffer la jeune femme. Il réussit malgré tout à sauver la jeune fille qu’il consolera plus tard en lui disant que lui aussi a perdu quelqu’un mais que contrairement à sa mère morte dans d’atroces souffrances lui il pense pouvoir la retrouver saine et sauve. Le chien attaquera à nouveau la jeune fille plus tard alors que Dante se retrouve incapable de l’aider après avoir coincé sa ceinture dans une porte de camion, un vrai boulet quoi!! La gamine va tout de même réussir à survivre de son périple avec Dante qui finira alors par l’abandonner comme une merde et sans un mot. Bien plus tard Dante continuera ses frasques hilarantes et se prendra notamment une grosse mandale de camionneur de la part d’un travelo qu’il avait confondu avec sa fiancée. On comprendra que bien bien plus tard le sort peu enviable de la fiancée avec laquelle Dante se sera finalement comporter comme un bon gros crétin mais bon on s’en doutait un peu vu le personnage

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Encore une fois si Rottweiler n’était pas un film de Brian Yuzna il serait juste un bon gros Z jouissif aux effluves de navets à regarder en se poilant devant tant de médiocrité. Mais voilà il s’agit bel et bien de Brian Yuzna et voir le réalisateur de Le retour des morts vivants 3 tomber aussi bas c’est finalement bien plus triste que totalement risible.

Ma(d) note: 1/10

12
août

HELL RIDE de Larry BISHOP

Hell rideIl suffit parfois d’un simple concept bien accrocheur et particulièrement vendeur pour attirer le pauvre cinéphage crédule que je suis dans le piège d’arnaque commerciale et artistique sans nom. Il faut dire qu’à première vue Hell ride de Larry Bishop avait tout d’un petit projet fort sympathique et bien bandant cultivant la petite graine de film culte. Car sur le papier Hell ride c’est la promesse d’un bon petit film de bikers à la fois sexy, sale et violent sur fond de vengeance et de lutte entre bandes rivales avec cerise sur le bitume un esprit bien cool et grindhouse validé par la simple présence de Quentin Tarantino à la production. Mais voilà les bonnes intentions ne font pas toujours les bons films et Hell ride de Larry Bishop se vautre tellement dans la médiocrité qu’il en devient franchement suspect jusque dans ses intentions.

    Hell ride s’articule sur donc un vague squelette scénaristique de vengeance autour duquel le film multiplie les digressions et les flashbacks dans un récit à la structure éclatée pour faire plus cool. Larry Bishop tente donc de faire du Tarantino sans avoir un dixième de son talent, du coup il singe grossièrement la forme à défaut de pouvoir prétendre s’approcher du fond, nous balance de longue scène de dialogue totalement creuses et insipides et étale lourdement ses trois références cinématographiques en utilisant avec un immense soucis d’originalité et de pertinence Dennis Hooper pour faire un clin d’œil à Easy rider. Le pire c’est que même lorsque Bishop singe des réalisateurs bien moins prestigieux comme Rodriguez il se vautre avec la même exquise délectation. Entre des flashbacks foireux à coup de filtres colorés,une direction d’acteurs j’m'en foutiste, une violence de pacotille et des dialogues insipides on est pas loin du vide artistique absolu et total. Larry Bishop tente bien de donner le change avec quelques scènes de cul mais là encore on est plus proche de la pantalonnade que de l’érotisme torride et il suffit d’un dialogue semblant sortir directement d’une parodie de films de boules par les Nuls pour comprendre l’étendu du désastre : «  Hummm j’ai le buisson en feu, j’ai besoin d’un pompier - Je vais te sortir ma grosse lance à incendie alors…… « 

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    De tout le casting de trognes présentes sur le film c’est encore Vinnie Jones qui s’en tire le mieux même si Bishop n’exploite jamais tout le potentiel de l’acteur, il réserve d’ailleurs à son personnage une fin des plus foireuses. Mais bon l’acteur n’a pas trop à se plaindre lorsque l’on voit la manière dont Bishop utilise Hooper, Carradine et surtout ce pauvre Michael Madsen condamné le temps d’une scène ridicule à imiter l’oiseau en soufflant dans une bouteille de bière perché dans un arbre. Mais c’est bien Larry Bishop qui en bon réalisateur s’offre la partition la plus lamentable du film dans le rôle de Pistolero. Difficile quand on est aussi mauvais acteur et aussi peu charismatique d’incarner avec conviction et crédibilité un chef de bande queutard, violent et iconique. Du coup Bishop se la pète comme un malade en trimballant sa pauvre dégaine de bikers du dimanche et flirte avec le ridicule absolu du pauvre petit branleur de bac à sable qui se la joue gros caïd. Sous un blouson de cuir bien trop lourd pour ses frêles épaules Bishop tente d’exister en figure iconique d’une Amérique post-western mais le héros de sueur, de sang et de poussière n’est ici qu’un pauvre pantin caricatural et totalement désincarné.

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     Le plus énervant c’est sans aucun doute que Hell ride semble être réellement pensé comme un film à la Tarantino surfant sur l’esprit grindhouse. Du coup Larry Bishop démontre par l’absurde qu’il n’a strictement rien compris au cinéma de son illustre modèle dont il livre une bien pâle photocopie. Et puis si il pense vraiment qu’il suffit d’un casting de trognes, de longs tunnels de dialogues, de violence, de frime, de trois cul, une foufoune et des nichons pour satisfaire son audience il se plante alors dans les grandes largeurs sur les attente d’un public qu’il insulte ouvertement en les prenant pour une masse de pauvres cons sans le moindre discernement. Hell ride est donc un film franchement aussi détestable que de se retrouver devant un petit branleur totalement ridicule qui se la pète grave et qui vous prendrait de haut en vous traitant avec un sourire en coin comme le dernier des imbéciles. Hell ride n’est même pas un film c’est juste un produit faisandé qui voudrait nous faire croire que les adeptes de films déviants et d’esprit grindhouse sont capable d’avaler avec délectation n’importe quelle merde en conserve estampillée avec l’étiquette cool sur la boîte.  En tout ce sera sans moi…

Ma(d) note :  01/10

11
mai

DAY OF THE DEAD 2 CONTAGIUM de James DUDELSON et Ana CLAVELL

Day of the dead 2      Autant le dire tout de suite Le jour des morts vivants 2 contagium de James Dudelson (va ouvrir) et Ana Clavell est une pseudo suite en forme de préquelle qui n’a strictement aucun rapport avec le film de Romero à part le fait qu’on y trouve effectivement des morts vivants et puis des jours aussi. Pour le reste le film lorgne plutôt involontairement vers une production Troma qui se prendrait bien trop au sérieux pour totalement s’inscrire dans la mouvance des films des disciples déjantés de Lloyd Kaufman.

   Le film se propose de raconter comment l’invasion des morts vivants a commencée avec la contagion d’un hôpital psychiatrique par une sorte de virus fabriqué par l’armée. Les deux réalisateurs vont alors mettre en images bien paresseuse la lente, très lente mais très lente transformation des quelques personnages principaux en morts vivants… Les acteurs sont dans l’ensemble assez médiocres et l’idée de leur faire jouer des malades mentaux infectés n’invite pas vraiment à la nuance jusqu’à finir par une sorte de cabotinage excessif le plus souvent absolument  insupportable. On sent chez les deux réalisateurs une volonté de faire un film bien trop sérieux pour la triste envergure de leurs moyens techniques comme artistiques alors ils nous balancent des longues tirades pseudo philosophique sur la peur de la mort pour donner le change, une love story lourdingue entre deux patients comme simple enjeu dramatique et des personnages de geeks sans le moindre intérêt simplement pour faire tendance.

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 L‘autre volonté clairement affichée par le film c’est de taper dans le gore craspec afin de susciter un poil de dégout chez le spectateur et de ce coté les deux réalisateurs sortent les grosses ficelles habituelles: on s’arrache la peau, on vomit sur les autres, on dégueule dans son assiette avant de remanger le tout avec un féroce appétit, on arrache ses croutes et ses pustules et on bave beaucoup aussi. Mais rien n’y fera et le film se traine lentement sur plus d’une heure quinze comme un vieux zombie boiteux . Il faudra attendre les vingt dernières petites minutes (Après une heure quinze d’ennui presque mortel donc) pour que le film décolle un peu ,non pas vers les sommets, mais vers le bis décomplexé et presque assumé. Le dernier quart d’heure du film bien généreux en scènes gores est plutôt réjouissant tant on y trouves enfin ce coté grosse série Z débile qui rend parfois les tout petits films aussi attachants que les grands. On est encore objectivement à mille bornes du cinéma de Romero mais le film qui est toujours aussi con devient simplement agréable à regarder y compris dans ses aspects les plus Z comme certains maquillages de morts vivants sans doute réalisés à la va vite avec la tête dans la farine pour faire livide et une tache de ketchup sur la joue pour donner l’illusion du sang. Ce dernier acte se laisse donc regarder avec un léger plaisir coupable à condition de passer outre les dialogues insipides et grotesques (mais quelle idée de faire parler les zombies ??) et la mise en image sans la moindre petite saveur de souffre.

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Le jour des morts vivants 2 contagium n’existe finalement un peu que par ses vingt petites dernières minutes, sinon l’éditeur DVD ne manque pas d’ironie puisque le film est vendu avec un petit bonus pas inintéressant du tout qui n’est rien de moins que Le jour des morts vivants de Romero, comme quoi les bonus sont parfois mille fois plus passionnant que les films eux même.

Ma(d) note 2/10 pour le dernier quart d’heure.